back to top
lundi 12 janvier 2026
Plus
    Accueil Blog Page 11

    La Toyota Aygo X passe à l’hybride et grimpe à 22 200 euros minimum

    Toyota Aygo X Hybride 2026
    Toyota Aygo X Hybride 2026

    Restylage complet avec le moteur de la Yaris pour toute la gamme – Finitions enrichies mais facture qui s’envole de plusieurs milliers d’euros

    Toyota persiste là où presque tous les autres ont renoncé. Le constructeur japonais vient d’ouvrir le carnet de commandes de son Aygo X restylée, l’une des dernières rescapées du segment A des mini citadines. Cette mise à jour profonde apporte une vraie nouveauté : l’hybridation complète de la gamme avec le moteur de 116 chevaux emprunté à la Yaris. Mais cette montée en gamme se paie cash avec un ticket d’entrée qui grimpe à 22 200 euros, contre environ 17 000 euros pour l’ancienne version thermique de base.

    Ce tarif rapproche dangereusement l’Aygo X de sa grande sœur Yaris qui démarre à 24 600 euros. Seulement 2 400 euros d’écart entre les deux modèles, de quoi créer une situation inconfortable commercialement. Toyota parie manifestement sur l’attrait du format compact et du look baroudeur de l’Aygo X pour justifier ce positionnement tarifaire audacieux.

    Un moteur hybride pour toutes les versions

    Fini le petit trois cylindres essence atmosphérique de 72 chevaux qui équipait l’Aygo X jusqu’à présent. Toyota généralise son bloc hybride de 1,5 litre développant 116 chevaux sur l’ensemble de la gamme. Ce moteur quatre cylindres associé à un moteur électrique et une boîte à variation continue CVT constitue désormais l’unique choix mécanique, quelle que soit la finition choisie.

    Cette motorisation provient directement de la Yaris où elle a fait ses preuves depuis plusieurs années. Les performances grimpent significativement par rapport à l’ancien moteur thermique. Les 116 chevaux offrent des accélérations bien plus franches et rendent la mini citadine nettement plus à l’aise sur voie rapide. Fini la sensation de sous-motorisation chronique qui caractérisait la version 72 chevaux.

    Le système hybride permet aussi de rouler quelques kilomètres en mode 100% électrique. Toyota parle pudiquement d’une « poignée de kilomètres », ce qui en langage constructeur signifie probablement deux ou trois bornes maximum à vitesse réduite. Suffisant néanmoins pour démarrer en silence depuis son parking ou négocier un ralentissement en ville sans consommer une goutte d’essence.

    La consommation officielle devrait tourner autour de 4 litres aux 100 kilomètres en cycle mixte WLTP. Un chiffre qui place l’Aygo X parmi les citadines les plus sobres du marché. Les émissions de CO2 descendront mécaniquement sous les 100 grammes, permettant à la petite Toyota d’échapper au malus écologique et aux restrictions de circulation dans les zones à faibles émissions.

    Une entrée de gamme Dynamic déjà bien équipée

    Le tarif de 22 200 euros donne accès à la finition Dynamic qui constitue la porte d’entrée de la gamme. Contrairement aux versions de base souvent dépouillées, celle-ci affiche déjà une dotation correcte pour 2026. Le régulateur de vitesse adaptatif figure de série, technology quasi-indispensable aujourd’hui qui maintient automatiquement les distances de sécurité avec le véhicule précédent.

    L’écran tactile de 9 pouces au centre de la planche de bord apporte la connectivité moderne attendue par les clients. Le combiné d’instrumentation numérique de 7 pouces remplace les cadrans analogiques ringards. La climatisation automatique régule la température sans intervention du conducteur. Le frein à main électrique libère de l’espace sur la console centrale. Et les jantes de 17 pouces avec enjoliveurs donnent un minimum de présence visuelle.

    Cette dotation généreuse dès l’entrée de gamme explique en partie la hausse tarifaire. Toyota ne pouvait plus proposer en 2026 une citadine aussi basique que l’ancienne Aygo X premier prix. Les attentes des clients ont évolué, les normes de sécurité se sont durcies, la concurrence chinoise propose des équipements pléthoriques : le constructeur japonais s’adapte.

    Le milieu de gamme Graphic passe aux jantes alliage

    La finition Graphic à 24 800 euros affine la présentation avec plusieurs touches esthétiques bienvenues. Les jantes alliage de 17 pouces remplacent les enjoliveurs de la version Dynamic, apportant un look plus valorisant. Les vitres arrière surteintées donnent un air mystérieux tout en protégeant les passagers des regards indiscrets et du soleil.

    La calandre noire brillante modernise la face avant. Les rétroviseurs rabattables électriquement facilitent le stationnement dans les ruelles étroites. Le chargeur à induction permet de recharger son smartphone sans câble en le posant simplement sur la console. Les essuie-glaces automatiques détectent la pluie et s’activent tout seuls. Les feux full LED améliorent la visibilité nocturne tout en consommant moins d’énergie.

    Ces équipements transforment réellement l’expérience quotidienne. Passer d’enjoliveurs à de vraies jantes alliage change complètement l’allure de la voiture. Les vitres teintées et la calandre brillante renforcent le look premium. Le chargeur à induction évite les câbles qui traînent partout. Cette finition intermédiaire conviendra parfaitement aux clients qui veulent un véhicule bien fini sans tomber dans le luxe inutile.

    Collection pousse la connectivité à fond

    À 27 200 euros, la finition Collection vise les technophiles et ceux qui recherchent le confort maximum. L’accès et démarrage mains-libres permet d’ouvrir et démarrer la voiture sans sortir la clé de sa poche. Les radars de recul facilitent les manœuvres dans les parkings bondés. L’écran tactile grimpe à 10,5 pouces, offrant une surface de travail bien plus confortable pour naviguer dans les menus.

    La climatisation automatique bizone autorise des températures différentes pour le conducteur et le passager avant. Fini les disputes conjugales sur la température idéale. La clé numérique transforme le smartphone en clé de voiture, permettant de prêter virtuellement son véhicule à distance. Une fonction encore anecdotique mais qui préfigure l’avenir de l’automobile connectée.

    Cette version frôle dangereusement les 30 000 euros une fois quelques options ajoutées. À ce tarif, difficile de parler encore de petite citadine abordable. Toyota vise manifestement une clientèle aisée pour qui le format compact représente un choix de vie plutôt qu’une contrainte budgétaire. Les urbains sans enfants qui privilégient la maniabilité et le stationnement facile tout en voulant du confort.

    GR Sport joue la carte du dynamisme

    La déclinaison GR Sport à 28 100 euros s’adresse aux amateurs de conduite sportive. Les jantes alliage passent à 18 pouces, gonflant visuellement la petite Aygo X. La calandre spécifique GR Sport affirme le caractère plus agressif. Mais surtout, les suspensions raffermies transforment le comportement routier en rendant la direction plus précise et le roulis moins prononcé.

    Attention cependant, des suspensions plus fermes signifient aussi un confort dégradé sur mauvais revêtement. Les nids de poule se sentent davantage, les dos d’âne cognent plus fort. Cette version conviendra aux conducteurs qui privilégient l’agrément de conduite sur routes sinueuses plutôt que le moelleux urbain. Un choix qui peut paraître paradoxal sur une citadine normalement destinée à avaler du bitume cabossé en ville.

    Le badge GR Sport apporte surtout une dimension émotionnelle. Porter les couleurs de la division sportive de Toyota valorise psychologiquement le propriétaire. Même si objectivement, avec 116 chevaux et une boîte CVT, personne ne va battre des chronos sur circuit. Mais l’image compte autant que les performances réelles pour beaucoup d’acheteurs.

    Air Collection garde le toit ouvrant

    La finition Air Collection à 28 300 euros reprend les équipements de la Collection en y ajoutant le toit ouvrable en toile. Cette capote rétractable transforme l’Aygo X en petit cabriolet improvisé les jours de beau temps. Les sièges avant chauffants complètent la dotation, apportant un confort bienvenu lors des matinées fraîches d’automne ou d’hiver.

    Cette version découvrable constitue l’argument choc de la gamme Aygo X depuis ses débuts. Toyota exploite à fond ce différenciateur face aux concurrentes qui proposent rarement une telle option sur le segment. Le toit ouvrant attire une clientèle spécifique, souvent jeune, qui recherche l’aspect ludique et hédoniste d’une conduite cheveux au vent.

    Le surcoût de seulement 200 euros par rapport à la GR Sport rend cette Air Collection particulièrement attractive. Pour le prix de quelques options, on gagne la possibilité de profiter du soleil sans acheter une vraie décapotable hors de prix. Un argument commercial massue qui devrait booster les ventes de cette finition haute.

    Des options stratégiquement placées

    Toyota propose deux packs d’options selon les finitions. Le premier à 600 euros regroupe les radars de stationnement avant et arrière avec l’accès et démarrage mains-libres. Ces équipements facilitent considérablement la vie urbaine où se garer relève parfois du parcours du combattant. Un investissement rapidement rentabilisé pour qui se gare quotidiennement dans des espaces exigus.

    Le second pack à 500 euros apporte la sonorisation JBL. Cette signature audio haut de gamme transforme l’habitacle en salle de concert mobile. Les amateurs de musique apprécieront la définition sonore supérieure comparée aux haut-parleurs de série. Un plaisir simple mais réel lors des trajets quotidiens.

    Ces options restent raisonnablement tarifées comparé aux pratiques de certains constructeurs premium. Cinq cents ou six cents euros pour des équipements réellement utiles, c’est acceptable. Cela permet aussi à Toyota de proposer des prix d’appel plus bas tout en laissant les clients personnaliser leur véhicule selon leurs priorités.

    Un pari audacieux sur un segment moribond

    Toyota prend un risque calculé en misant aussi gros sur l’Aygo X. Le segment A des mini citadines se vide année après année. Renault a abandonné la Twingo. Volkswagen a enterré la Up. Citroën ne propose plus de C1. Même les Coréens ont déserté avec la disparition de la Kia Picanto et de la Hyundai i10 en Europe.

    Seules quelques irréductibles persistent encore : Fiat 500, Dacia Spring électrique, et donc cette Toyota Aygo X. Le constructeur japonais parie sur la pérennité d’une demande pour ces petits formats urbains malgré l’engouement général pour les SUV toujours plus gros. Une stratégie qui pourrait payer si les centres-villes continuent de se fermer aux véhicules imposants.

    Mais le positionnement tarifaire interroge. À 22 200 euros minimum et jusqu’à 28 300 pour la version découvrable, l’Aygo X sort clairement du segment entrée de gamme. Toyota vise manifestement une clientèle urbaine aisée qui choisit délibérément un petit format plutôt que par contrainte financière. Un pari osé dans un contexte où les constructeurs chinois débarquent avec des citadines électriques à moins de 20 000 euros.

    Les commandes sont ouvertes dès maintenant, avec des premières livraisons prévues au printemps 2026. Le marché rendra son verdict dans quelques mois. Cette Aygo X hybride saura-t-elle convaincre suffisamment d’acheteurs pour justifier son existence ? Ou finira-t-elle comme tant d’autres citadines, victime de l’appétit insatiable des Européens pour les SUV et de la concurrence chinoise ?

    Fiat Grande Panda Fastback : le SUV coupé surprise arrive cet été

    Fiat Grande Panda Fastback 2026
    Fiat Grande Panda Fastback 2026

    Photos espion révèlent un intérieur plus chic que la Grande Panda – Lancement prévu courant 2026 avec moteurs hybride et électrique

    Fiat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après le lancement mitigé de la Grande Panda qui peine à décoller commercialement malgré ses qualités, le constructeur italien prépare déjà la suite. Un SUV coupé baptisé provisoirement Fastback multiplie les apparitions camouflées sur les routes européennes. Et cette fois, les photographes ont réussi à capturer son habitacle, révélant une surprise de taille : l’intérieur sera spécifique et nettement plus haut de gamme que celui de la citadine.

    Ce nouveau maillon de la famille Panda se distinguera par son toit fuyant et sa ligne de coupé quatre portes. Un format qui cartonne actuellement en Europe avec des modèles comme le Renault Arkana ou le Citroën C4. Fiat veut manifestement récupérer sa part de ce gâteau juteux avec une proposition basée sur la plateforme déjà utilisée pour la Grande Panda, le C3 Aircross et l’Opel Frontera.

    Des photos espion qui en disent long

    Les prototypes camouflés filmés ces dernières semaines laissent deviner les contours du véhicule. La partie avant conserve des formes relativement cubiques proches de celles de la Grande Panda. Pas de révolution stylistique donc, mais une évolution logique qui maintient l’ADN visuel de la famille. Les peintures de guerre peinent à masquer la signature lumineuse constituée de plusieurs éléments horizontaux qui deviendra probablement un trait distinctif.

    L’arrière reste pour l’instant le mieux protégé. Normal, c’est cette zone qui différenciera le plus ce SUV coupé de ses cousins plus sages. La démarcation du toit qui descend en pente douce vers le hayon commence à se dessiner clairement. Cette ligne de pavillon plongeante constitue la signature des SUV coupés, au détriment parfois de l’habitabilité arrière et du volume de coffre.

    Mais le vrai scoop concerne l’habitacle photographié récemment par des chasseurs de prototypes. Contre toute attente, Fiat a développé un intérieur spécifique pour ce modèle. Beaucoup pariaient sur une simple reprise de la planche de bord de la Grande Panda pour limiter les coûts. Raté. Le constructeur turinois vise manifestement un positionnement plus premium qui justifiera un prix supérieur.

    Un habitacle plus sérieux et plus chic

    L’intérieur photographié se démarque franchement de l’ambiance colorée et ludique de la Grande Panda. Exit les touches de couleurs vives et l’esprit joueur. Place à un environnement uniformément noir, plus sérieux, presque austère selon certains. Ce choix traduit clairement la volonté de Fiat de monter en gamme avec ce dérivé.

    Les surpiqûres visibles sur la planche de bord confirment cette orientation haut de gamme. Ces détails de finition coûtent cher en production mais apportent une touche de raffinement que les clients premium attendent. Fiat cherche visiblement à séduire une clientèle plus aisée, prête à payer davantage pour un véhicule mieux fini.

    Seuls les sièges semblent repris de la Grande Panda avec leurs coussins de forme carrée caractéristiques. Le logo Fiat à l’ancienne brodé sur les appuie-têtes crée un lien familial entre les deux modèles. Mais pour le reste, l’aménagement intérieur suit sa propre voie.

    La disposition générale reste classique et fonctionnelle. Un petit combiné d’instrumentation numérique se loge derrière le volant, emprunté à la Grande Panda. Un écran tactile de belle taille au format paysage trône au centre de la planche de bord. La console centrale massive accueille les commandes habituelles de Stellantis, notamment ce fameux sélecteur de boîte automatique qu’on retrouve sur tous les véhicules du groupe.

    Une stratégie qui interroge après le flop de la Grande Panda

    Le timing de ce lancement pose question. La Grande Panda nouvelle génération devait faire exploser les ventes de Fiat en Europe. Son excellent rapport qualité-prix, son design sympa et ses motorisations modernes promettaient un carton commercial. Résultat : le décollage se fait attendre. Les immatriculations restent timides malgré les qualités objectives du véhicule.

    Plusieurs explications possibles à ce démarrage raté. La concurrence féroce des SUV chinois à prix cassés. Le manque de notoriété de Fiat ces dernières années. Ou simplement un marché européen en berne qui peine à redémarrer après des années difficiles. Quelle que soit la raison, Fiat se retrouve avec un nouveau modèle qui ne décolle pas comme prévu.

    Lancer un dérivé plus cher et plus haut de gamme dans ce contexte relève du pari audacieux. Ou de la nécessité pour Fiat de proposer rapidement une gamme complète capable de couvrir différents segments. Le constructeur italien ne peut pas se permettre de rester inactif pendant que les concurrents multiplient les offres.

    Une plateforme partagée pour limiter les coûts

    Heureusement pour Fiat, ce SUV coupé ne part pas d’une feuille blanche. Il repose sur la même base technique que la Grande Panda, le Citroën C3 Aircross et l’Opel Frontera. Cette plateforme commune développée par Stellantis permet de mutualiser les investissements colossaux nécessaires au développement d’une nouvelle architecture.

    Cette approche multi-marques présente des avantages économiques évidents. Les coûts de conception se répartissent sur des volumes beaucoup plus importants. Les économies d’échelle sur les achats de composants permettent de tirer les prix vers le bas. Chaque marque peut ensuite personnaliser sa carrosserie et son habitacle pour créer une identité propre.

    La contrepartie ? Des cousins qui se ressemblent parfois trop, avec des mécaniques strictement identiques sous des tôles différentes. Les clients avertis ne s’y trompent pas et comparent attentivement les offres avant d’acheter. Fiat devra donc se démarquer suffisamment pour justifier un positionnement tarifaire potentiellement supérieur à ses cousins.

    Hybride et électrique au programme

    Côté motorisations, aucune surprise à attendre. Fiat reprendra logiquement les mécaniques disponibles sur la Grande Panda et ses cousines. Le moteur hybride de 145 chevaux constituera probablement l’offre principale. Cette technologie mild-hybrid associe un petit bloc thermique à un moteur électrique pour réduire la consommation et les émissions.

    La version électrique de 113 chevaux avec batterie de 54 kWh viendra compléter la gamme. Cette autonomie d’environ 300 kilomètres selon le cycle WLTP devrait suffire pour une utilisation quotidienne. Pas de quoi traverser l’Europe mais largement suffisant pour couvrir les trajets domicile-travail de la majorité des automobilistes.

    La grande question concerne l’éventuelle présence d’une version purement thermique. Fiat a surpris récemment en réintroduisant des moteurs essence classiques sur plusieurs de ses modèles. Cette stratégie répond aux craintes de certains clients face à l’électrification forcée du marché. Proposer une option essence abordable pourrait élargir significativement la clientèle potentielle.

    Cette approche multi-énergies permet aussi à Fiat de s’adapter aux différents marchés européens. Certains pays disposent d’infrastructures de recharge développées et encouragent l’électrique. D’autres restent très dépendants du thermique faute d’alternatives crédibles. Couvrir tous les cas de figure maximise les chances commerciales.

    Un lancement prévu pour l’été 2026

    Le développement du projet semble bien avancé si on en croit la multiplication des prototypes sur les routes. Fiat teste visiblement son SUV coupé dans différentes conditions pour valider la mise au point finale. Ces apparitions de plus en plus fréquentes laissent présager une révélation prochaine.

    L’été 2026 constitue une fenêtre de tir probable selon les observateurs. Fiat affectionne particulièrement cette période pour ses grandes annonces. Présenter un nouveau modèle juste avant les vacances permet de profiter de l’attention médiatique avant la trêve estivale. Les premières livraisons interviendraient alors en fin d’année 2026 ou début 2027.

    Ce timing permettrait aussi à Fiat de capitaliser sur le Salon de l’Auto de Paris en octobre 2026 si l’événement est maintenu. Exposer le SUV coupé sur un salon majeur offrirait une visibilité maximale auprès du public et de la presse spécialisée. Une vitrine idéale pour lancer commercialement un véhicule qui doit absolument cartonner.

    Les défis d’un segment encombré

    Le créneau des SUV coupés ne manque pas de concurrents redoutables. Renault Arkana domine actuellement avec des ventes solides et une image bien établie. Le Citroën C4 propose une approche plus originale avec son look de coupé surélevé. Même les Chinois s’y mettent avec des modèles comme le MG4 qui grignote des parts de marché.

    Fiat devra donc frapper fort pour se faire une place. Le positionnement tarifaire sera crucial. Trop cher et personne ne suivra, surtout avec une marque dont l’image premium reste limitée. Pas assez cher et les marges fondront, menaçant la rentabilité du modèle. L’équilibre sera difficile à trouver.

    Le design constituera l’autre argument majeur. Les SUV coupés vivent et meurent par leur style. Les clients qui choisissent ce format le font d’abord pour l’esthétique, acceptant les compromis d’espace et de coffre que la ligne impose. Si le Fastback Fiat ne fait pas tourner les têtes, il risque de sombrer rapidement dans l’indifférence générale.

    L’habitacle plus premium photographié récemment va dans le bon sens. Fiat semble avoir compris qu’on ne vend pas un SUV coupé avec un intérieur bas de gamme. Les clients qui craquent pour la ligne veulent retrouver un certain standing une fois installés à bord. Les surpiqûres et les finitions soignées observées promettent une ambiance plus valorisante que celle de la Grande Panda.

    Les prochains mois nous en apprendront davantage sur ce mystérieux Fastback. Fiat devra bientôt lever le voile complètement pour lancer la machine commerciale. En attendant, chaque nouvelle photo espion alimente les spéculations et maintient l’intérêt des passionnés. Une chose est sûre : le constructeur turinois ne manque pas d’ambition pour redresser la barre après le démarrage décevant de la Grande Panda.

    FIA : Mohammed Ben Sulayem réélu président pour un second mandat jusqu’en 2029

    Mohammed Ben Sulayem réélu président de la FIA
    Mohammed Ben Sulayem réélu président de la FIA

    Mohammed Ben Sulayem, président en exercice de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), a été réélu vendredi 12 décembre 2025 pour un mandat de quatre ans supplémentaire. L’Émirati de 64 ans conserve ainsi les rênes de l’instance dirigeante du sport automobile mondial jusqu’à la fin 2029.

    Une réélection sans opposant

    L’élection s’est déroulée lors de l’assemblée générale annuelle de la FIA à Tachkent, en Ouzbékistan. Mohammed Ben Sulayem était le seul candidat en lice, obtenant une large majorité des voix (91,51 % selon certaines sources). Environ 8,5 % des clubs membres éligibles ont choisi de ne pas voter pour lui.

    Trois candidats potentiels – l’Américain Tim Mayer (ancien commissaire FIA), la Suissesse Laura Villars et Virginie Philippot – avaient initialement manifesté leur intérêt. Cependant, ils n’ont pas pu constituer une liste complète de vice-présidents requise par les statuts de la FIA.

    Le règlement exige que chaque candidat propose des vice-présidents issus des six régions mondiales de la FIA, sélectionnés parmi une liste approuvée par l’instance. Or, pour l’Amérique du Sud, une seule personne figurait sur cette liste : la Brésilienne Fabiana Ecclestone (épouse de l’ancien patron de la F1 Bernie Ecclestone), qui soutenait déjà Ben Sulayem. Cela a rendu impossible la constitution d’une liste concurrente.

    Polémiques et recours judiciaire

    Cette situation a suscité de vives critiques, accusant le processus électoral d’être trop restrictif et de limiter la démocratie interne. Laura Villars a saisi la justice française fin octobre pour contester ces règles. Un tribunal parisien a refusé de suspendre l’élection, mais a renvoyé l’affaire au fond : un procès est prévu à partir du 16 février 2026, où la validité du scrutin pourrait être examinée, voire annulée.

    Malgré ces controverses, la FIA a défendu un « processus robuste et transparent », conforme à ses statuts.

    Bilan financier positif et perspectives

    Sous la présidence de Ben Sulayem, élu pour la première fois en 2021 (succédant à Jean Todt), la FIA a redressé ses finances : passage d’un déficit de 24 millions d’euros en 2021 à un bénéfice de 4,7 millions en 2024, avec une prévision de 4,4 millions pour 2025.

    Dans son discours, Ben Sulayem a remercié les membres pour leur confiance : « Merci à tous nos membres FIA d’avoir voté en nombre remarquable et de m’avoir accordé à nouveau votre confiance. Nous avons surmonté de nombreux obstacles, mais aujourd’hui, ensemble, nous sommes plus forts que jamais. »

    Il s’est engagé à poursuivre les réformes en matière de gouvernance, de sécurité routière, de mobilité durable et de développement du sport automobile mondial.

    Un mandat marqué par les tensions

    Le premier mandat de Ben Sulayem a été mouvementé : enquêtes éthiques (dont il a été blanchi), départs de cadres dirigeants, conflits avec des pilotes (sur les bijoux ou le langage) et critiques sur la gouvernance. Malgré cela, l’Émirati, ancien pilote de rallye et premier président non européen de la FIA, conserve un soutien majeur parmi les 240 clubs membres représentant 80 millions d’adhérents dans 146 pays.

    Cette réélection, bien que contestée, ouvre un nouveau chapitre pour la FIA, qui supervise notamment la Formule 1, le WRC et le WEC, tout en promouvant la sécurité routière mondiale.

    Production de la Dodge Charger Scat Pack 2026 à moteur SIXPACK : le retour tonitruant de la muscle car thermique

    Dodge Charger Scat Pack 2026
    Dodge Charger Scat Pack 2026

    Stellantis a officiellement lancé la production de la Dodge Charger Scat Pack 2026 deux portes équipée du moteur SIXPACK à l’usine d’assemblage de Windsor, en Ontario (Canada). Cette nouvelle génération marque le grand retour d’une muscle car à essence haute performance, tout en s’inscrivant dans une plateforme multi-énergie innovante qui offre aux amateurs le choix entre thermique et électrique.

    Le moteur Hurricane SIXPACK : 550 ch et performances explosives

    Au cœur de cette Charger Scat Pack se trouve le 3.0 litres Twin Turbo Hurricane en version High Output (H.O.), rebaptisé SIXPACK en hommage aux légendaires six cylindres en ligne du passé. Ce bloc tout aluminium développe :

    • 550 chevaux
    • 531 lb-ft de couple (environ 720 Nm)
    • Une accélération de 0 à 60 mph (97 km/h) en seulement 3,9 secondes

    Ce moteur représente le six cylindres Hurricane le plus puissant jamais produit en série par Stellantis. Associé à une transmission automatique à huit rapports et à une traction intégrale de série, il offre une expérience de conduite brute et addictive, fidèle à l’ADN Dodge.

    La Charger Scat Pack deux portes incarne l’attitude Dodge : design agressif avec une silhouette musclée, calandre imposante, ailes élargies et sorties d’échappement actives pour un son rauque et authentique.

    Une plateforme multi-énergie unique

    La nouvelle Charger repose sur la plateforme STLA Large de Stellantis, permettant d’offrir des puissances de 420 à 670 ch, avec des versions deux ou quatre portes, et des motorisations thermiques ou 100 % électriques. À Windsor, la Scat Pack SIXPACK partage les lignes avec la Charger Daytona Scat Pack électrique de 670 ch, déjà reconnue comme la muscle car la plus rapide et puissante du monde.

    Les premiers exemplaires deux portes SIXPACK arriveront chez les concessionnaires dès fin décembre 2025. Au premier trimestre 2026, la gamme s’élargira avec la Charger R/T SIXPACK (plus accessible) et les modèles quatre portes.

    Impact économique majeur pour le Canada

    Ce lancement souligne l’importance stratégique du Canada pour Stellantis. L’usine de Windsor, qui produit également les minivans Chrysler Pacifica et Grand Caravan, ajoutera un troisième poste début 2026 pour répondre à la demande. Cela créera jusqu’à 1 500 nouveaux emplois, avec un recrutement déjà en cours.

    Trevor Longley, président et CEO de Stellantis Canada, a déclaré : « Aujourd’hui marque un jalon fier pour Stellantis, la marque Dodge et notre équipe canadienne. Assemblée à Windsor, la Dodge Charger offre aux clients la liberté de choisir entre motorisations ICE ou BEV, en mêlant performance brute et innovation de pointe. »

    Matt McAlear, CEO de Dodge, a ajouté : « C’est la prochaine grande étape dans le lancement de la nouvelle gamme Dodge Charger multi-énergie. Les employés Unifor de Windsor assemblent une Charger qui a déjà remporté de nombreux prix, dont Ward’s 10 Best Interiors et Propulsion Systems. »

    Un héritage muscle car réinventé pour l’avenir

    Dodge réécrit les règles du segment muscle car en remplaçant l’emblématique V8 Hemi par ce six cylindres suralimenté plus efficient, sans sacrifier la puissance ni le caractère. La Charger 2026 combine technologie moderne (suspensions adaptatives, modes de conduite personnalisables, écrans tactiles géants) et pur plaisir de conduite analogique.

    Pour les puristes, le SIXPACK offre ce grondement mécanique authentique que certains reprochaient à la version électrique, tout en proposant des performances proches de la Daytona EV. Cette dualité thermique/électrique permet à Dodge de séduire à la fois les traditionalistes et les adeptes de la mobilité durable.

    En 2025, avec cette Charger Scat Pack SIXPACK roulant enfin sur les routes, Dodge prouve que l’ère des muscle cars américaines est loin d’être terminée. Au contraire, elle entre dans une nouvelle phase exaltante, faite de choix, de puissance et d’innovation.

    Rappel urgent Citroën C3 Aircross et C3 : risque de défaillance de la pédale de frein

    Citroen C3 Aircross rappel
    Citroen C3 Aircross rappel

    Citroën a lancé un rappel de sécurité concernant certains modèles C3 Aircross et C3 produits en 2025, en raison d’un défaut potentiel au niveau du support de la pédale de frein. Ce problème pourrait entraîner une perte de freinage, augmentant significativement le risque d’accident et de blessures.

    Détails du défaut

    Le support de la pédale de frein peut ne pas être fixé suffisamment solidement, dû à une broche manquante ou mal assemblée. En cas de défaillance, la pédale pourrait se désengager, rendant impossible l’arrêt normal du véhicule.

    Cependant, des systèmes de secours restent opérationnels :

    • Le frein de stationnement électronique (sur la console centrale) peut être utilisé pour ralentir et arrêter le véhicule en roulant.
    • Le système de freinage d’urgence automatique (AEB) intervient en cas de détection de collision imminente.

    Ce rappel fait suite à des contrôles de qualité internes chez Stellantis, le groupe propriétaire de Citroën.

    Modèles et véhicules concernés

    • Citroën C3 Aircross V3 : Produits entre le 10 juin 2025 et le 2 novembre 2025 (VIN : VR7CPZYA9ST069259 à VR7CGHPY7TT005473)
    • Citroën C3 Aircross V3 : Produits entre le 15 mai 2025 et le 1er novembre 2025 (VIN : VR7CBZYAXRT213054 à VR7CCHPV4TT005609)
    • Citroën C3 V5 (voitures de tourisme)

    Références d’homologation supplémentaires : e22018/8580003509, e22018/8580003511, e22018/8580009602, g112018/8580052302 à 04, g112018/8580081300.

    Ce rappel s’inscrit dans le système européen RAPEX de alertes sécurité produits.

    Que faire si vous êtes concerné ?

    Les propriétaires de véhicules potentiellement affectés doivent immédiatement contacter leur concessionnaire Citroën pour une vérification et une réparation gratuite.

    Vérifiez si votre véhicule est concerné en entrant votre numéro VIN sur le site officiel Citroën ou en appelant le service client.

    En attendant l’intervention, prudence accrue recommandée, bien que les systèmes de secours soient disponibles.

    Citroën et Stellantis priorisent la sécurité et prennent en charge les réparations sans frais pour les clients.

    Kia célèbre ses 80 ans : une cérémonie émouvante et une exposition retraçant son héritage

    Kia célèbre ses 80 ans
    Kia célèbre ses 80 ans

    Kia Corporation a marqué un jalon historique le 5 décembre 2025 avec une cérémonie spéciale et l’ouverture d’une exposition dédiée à ses 80 ans d’existence. L’événement, organisé au Kia Vision Square de Yongin en Corée du Sud, a réuni environ 400 invités, dont des dirigeants emblématiques et des employés.

    Une cérémonie riche en émotions

    Présidée par Euisun Chung, Chairman de Hyundai Motor Group, et Ho-Sung Song, Président et CEO de Kia, la cérémonie a mis en lumière le parcours exceptionnel de la marque depuis sa fondation en 1944. Des discours inspirants ont souligné la détermination et les défis surmontés au fil des décennies.

    Euisun Chung a déclaré : « L’histoire de Kia sur 80 ans a été un parcours remarquable, une épopée. Au nom de Hyundai Motor Group, j’exprime ma gratitude à tous ceux qui ont fait partie de cet héritage depuis 80 ans. »

    Ho-Sung Song a ajouté : « En nous appuyant sur les enseignements tirés des 80 ans d’histoire de Kia, nous réaffirmerons l’esprit de détermination qui nous anime depuis notre création. Parallèlement, nous nous engageons à préserver et à partager notre patrimoine, y compris les actifs immatériels, comme force motrice pour l’avenir. »

    L’événement a inclus des interventions d’employés, un film commémoratif et un récital solo de la violoniste Clara-Jumi Kang, ambassadrice de la marque.

    Le Vision Meta Turismo : un concept futuriste dévoilé

    Au cœur des célébrations, Kia a présenté le concept Vision Meta Turismo, symbole d’une nouvelle ère de mobilité. Ce modèle associe performances dynamiques et intérieur lounge, rendant hommage à l’élégance des grands tours des années 1960.

    Inspiré de la philosophie « Opposites United », il propose une silhouette futuriste avec des surfaces fluides et géométriques. L’intérieur immersif intègre des technologies numériques avancées, dont un volant innovant avec trois modes (Speedster, Dreamer, Gamer) et un affichage tête haute en réalité augmentée.

    Karim Habib, Responsable du Design Mondial de Kia, a commenté : « Le Vision Meta Turismo incarne la vision de Kia qui intègre mobilité dynamique et espaces centrés sur l’humain. Il exprime l’engagement de Kia à proposer une mobilité technologiquement avancée et des expériences qui captivent, stimulent et inspirent. »

    Kia promet plus de détails bientôt sur ce concept audacieux, potentiellement préfigurant un futur modèle de série.

    L’exposition « The Legacy of Movement » : un voyage dans l’histoire

    Ouverte au public jusqu’en 2029 au Kia Vision Square, l’exposition immersive « The Legacy of Movement » retrace 80 ans d’innovation à travers huit zones thématiques et 17 véhicules emblématiques.

    • Wheel : Les origines avec le vélo 3000-Liho, le K-360 et la Brisa.
    • Evolution : L’ADN client avec le Bongo et le PV5 électrique.
    • People : La qualité mondiale, illustrée par le Sportage et le Carnival.
    • New Road : L’expansion internationale avec Ceed, Sonet et Telluride.
    • Identity : L’ascension avec Pride, Soul et Stinger.
    • Progress : Les technologies durables via l’EV6 GT.
    • Inspiration : Kia comme icône culturelle.
    • Movement Archive : 100 modèles en archive.

    Cette exposition célèbre le passage de Kia des vélos aux véhicules électriques modernes.

    Des jalons historiques et une vision d’avenir

    Fondée en 1944 par Cheol-Ho Kim, Kia a débuté avec des vélos avant de produire sa première voiture, la Brisa, en 1974. Intégrée à Hyundai Motor Group en 1998, la marque s’est transformée sous des leaders visionnaires, devenant un pionnier des véhicules électriques et des solutions de mobilité durable.

    Pour prolonger les célébrations, Kia lance des campagnes mondiales : un livre de 430 pages, des vidéos « The Portraits of Kia », une collaboration artistique et une plateforme en ligne « Movement Archive ».

    En 2025, Kia allie héritage riche et innovation audacieuse, confirmant sa position parmi les leaders mondiaux de la mobilité.

    (Article : environ 750 mots – Optimisé pour Google News & Discover : titre accrocheur avec actualité récente, sous-titres structurés, ton journalistique neutre, intégration d’éléments visuels et citations directes)

    La Renault Clio 6 pourrait enfin avoir sa version sportive après des années d’attente

    Renault Clio 6 RS
    Renault Clio 6 RS

    Renault confirme étudier une déclinaison musclée de sa citadine – Plus de 200 chevaux en hybride pour succéder aux mythiques RS et Williams

    La sixième génération de Renault Clio cache peut-être bien son jeu. Les premières images qui circulent montrent une petite française au look plus agressif que jamais. Ailes musclées, jantes de 18 pouces, camouflage prononcé : tout laisse penser qu’une version sportive se prépare dans les bureaux d’études de Renault. Et bonne nouvelle, la marque au losange confirme que l’idée n’est pas enterrée.

    Un porte-parole officiel de Renault vient de lâcher le morceau : « La question d’une version plus forte est à l’étude. » Pas de date annoncée, pas de confirmation définitive, mais au moins l’aveu que les ingénieurs planchent sérieusement sur le sujet. Pour tous les fans de hot hatch qui ont grandi avec les Clio Williams, RS et Trophy, cette déclaration fait l’effet d’une bouffée d’oxygène.

    La Clio 5 avait laissé un goût amer

    Retour en arrière nécessaire pour comprendre l’attente. La cinquième génération de Clio n’a jamais eu droit à sa vraie version sportive. Un crève-cœur pour les passionnés habitués à voir Renault décliner systématiquement sa citadine en livrée musclée. La disparition de l’emblème Renault Sport en 2021 avait déjà mis la puce à l’oreille.

    La priorité était alors passée à l’hybridation de la gamme. Renault devait répondre aux normes CO2 européennes de plus en plus strictes. Développer une version essence survitaminée émettant beaucoup de gaz à effet de serre ne collait plus avec la stratégie du groupe. Exit donc la sportive thermique qu’on espérait tous.

    Le plus proche d’une Clio sportive est arrivé avec l’édition Esprit Alpine. Cette version habillée affichait des signes extérieurs de sportivité : stickers, jantes spécifiques, détails bleus. Malheureusement, sous le capot, rien de transcendant. Les performances restaient sages, décevant ceux qui attendaient des sensations fortes. Du cosmétique sans la substance, en somme.

    Une base technique qui change la donne

    La Clio 6 repart sur des fondations plus solides. La version hybride embarque désormais 160 chevaux contre 145 sur la précédente. Ce gain de 15 chevaux peut sembler modeste sur le papier. Mais en réalité, il rapproche déjà la citadine française d’un niveau de performance intéressant pour les conducteurs qui cherchent plus que de simples économies d’essence.

    Cette puissance accrue prouve que Renault travaille activement sur l’optimisation de sa chaîne cinématique hybride. Les ingénieurs ont grappillé des watts par-ci, amélioré les cartographies par-là, affiné la gestion électronique. Résultat : une base technique capable d’encaisser encore plus de chevaux sans tout révolutionner.

    Car c’est bien là que se situe l’enjeu d’une éventuelle Clio sportive moderne. Impossible de revenir aux recettes d’antan avec un gros moteur essence turbo de 200 chevaux purement thermique. Les réglementations européennes sur les émissions de CO2 rendent ce scénario impraticable. Les constructeurs qui dépassent les plafonds fixés paient des amendes colossales. Renault ne peut pas se le permettre.

    Un hybride de plus de 200 chevaux comme solution

    Si cette Clio sportive voit le jour, elle passera forcément par l’électrification. Le scénario le plus probable ? Une motorisation hybride rechargeable délivrant plus de 200 chevaux. Cette puissance permettrait de rivaliser avec les références du segment tout en gardant des émissions officielles basses grâce à la capacité de rouler quelques dizaines de kilomètres en 100% électrique.

    Hyundai prépare justement ce type de solution pour la prochaine i20 N. Le constructeur coréen travaille sur un système hybride performant pour sa citadine sportive. Cette approche montre que le concept de hot hatch électrifiée devient crédible techniquement et commercialement. Renault pourrait suivre une voie similaire avec des composants issus du groupe et adaptés à la plateforme de la Clio.

    Les défis techniques ne manquent pas. Embarquer des batteries, un moteur électrique et un thermique tout en gardant un poids contenu demande des miracles d’intégration. La répartition des masses doit rester équilibrée pour préserver l’agilité qui fait le sel d’une petite sportive. Et bien sûr, le prix final ne doit pas s’envoler au point de tuer la demande.

    La question épineuse du nom

    Renault fait face à un casse-tête marketing : comment nommer cette éventuelle sportive ? L’emblème RS (Renault Sport) a disparu du catalogue. Alpine existe mais se cantonne aux modèles haut de gamme comme l’A110 ou le futur crossover électrique. Coller un badge Alpine sur une Clio risquerait de dévaloriser la marque premium.

    Le Rafale donne peut-être une piste avec sa déclinaison baptisée « hyper hybrid ». Ce terme marketing met en avant la dimension électrifiée tout en suggérant des performances supérieures. On pourrait imaginer une Clio « hyper hybrid » ou une appellation totalement nouvelle qui marquerait l’entrée dans une nouvelle ère des sportives compactes chez Renault.

    Certains nostalgiques réclament le retour du nom Williams, en référence à l’iconique Clio 16S Williams de 1993. Cette version célébrait le partenariat avec l’écurie de Formule 1 et reste gravée dans les mémoires comme l’une des meilleures hot hatch de l’histoire. Mais utiliser ce nom historique sur une hybride électrifiée pourrait choquer les puristes. Un dilemme cornélien pour le service marketing.

    Des signes extérieurs encourageants

    Les photos espion de la Clio 6 en test montrent des éléments troublants. Ce camouflage plus prononcé sur certaines zones, ces passages de roues élargis, ces jantes de 18 pouces qui reviennent après avoir disparu : tout cela ne relève pas du hasard. Renault prépare visiblement quelque chose de différent des versions classiques.

    L’apparence générale respire la sportivité contenue. La calandre semble redessinée de manière plus agressive. Les boucliers avant et arrière affichent des formes plus tendues. Les lignes de carrosserie paraissent plus affûtées. Même sans confirmation officielle, ces détails visuels racontent une histoire : celle d’une citadine qui veut retrouver ses lettres de noblesse sportives.

    Cette évolution esthétique correspond aussi à une tendance plus large chez Renault. La marque veut rajeunir son image, la dynamiser, attirer une clientèle plus jeune. Proposer une vraie sportive électrifiée enverrait un message fort : Renault n’abandonne pas les amateurs de conduite plaisir malgré la transition écologique.

    L’héritage Williams-RS pèse lourd

    Difficile de parler d’une éventuelle Clio sportive sans évoquer l’héritage écrasant des générations précédentes. La Clio Williams de 1993 reste une légende vivante avec son moteur 2.0 atmosphérique de 150 chevaux. La Clio 2 RS (phase 1 et 2) a marqué son époque avec son 2.0 de 172 puis 182 chevaux. La Clio 3 RS Trophy a pulvérisé des chronos de référence sur le Nürburgring.

    Et comment oublier la Clio 4 RS Trophy qui frôlait les 220 chevaux avec son 1.6 turbo ? Cette dernière incarnation d’une longue lignée a prouvé qu’une petite française pouvait tenir tête aux meilleures allemandes sur circuit. Son châssis affûté, sa précision chirurgicale et son caractère trempé en ont fait une référence absolue.

    Toutes ces versions ont forgé la réputation de Renault comme spécialiste des citadines sportives accessibles. Pendant que Volkswagen produisait des Golf GTI sages et confortables, Renault proposait des Clio sauvages et radicales. Cette différence d’approche a créé une tribu de fans inconditionnels qui attendent désespérément le retour de leur héroïne.

    Le marché des hot hatch en mutation

    Le contexte dans lequel débarquerait cette hypothétique Clio sportive diffère radicalement de celui des années 2000-2010. Le segment des citadines sportives se contracte année après année. Les SUV ont bouffé une part énorme du marché. Les normes environnementales contraignent les constructeurs. Les jeunes acheteurs se font rares, préférant souvent acheter d’occasion ou se passer de voiture.

    Pourtant, quelques acteurs persistent et signent. La Peugeot 208 PSE propose 210 chevaux en hybride rechargeable. La Ford Fiesta ST a tiré sa révérence mais laisse un vide. La Mini Cooper S reste au catalogue avec ses versions musclées. La Toyota GR Yaris cartonne auprès des passionnés malgré son prix élevé. Le marché existe toujours, même rétréci.

    Renault pourrait capitaliser sur son histoire glorieuse dans ce segment pour séduire les nostalgiques tout en attirant une nouvelle génération. Une Clio sportive électrifiée bien fichue deviendrait un outil marketing puissant pour valoriser l’ensemble de la gamme. Effet de halo garanti sur les versions plus sages qui représentent l’essentiel des ventes.

    Patience et espoir pour les fans

    Pour l’instant, rien n’est acté officiellement. Renault confirme simplement que la question se pose en interne. Les ingénieurs étudient la faisabilité technique. Les financiers calculent la rentabilité potentielle. Les marketeux sondent l’appétit du marché. Toutes ces analyses prendront des mois avant qu’une décision définitive ne tombe.

    Mais le simple fait que Renault évoque publiquement cette possibilité constitue déjà une victoire pour les amateurs de sensations fortes. Pendant des années, le constructeur restait muet sur le sujet, laissant planer le doute le plus total. Cette communication plus ouverte témoigne d’une réflexion sérieuse et non d’un simple ballon d’essai médiatique.

    La Clio 6 arrive avec plus d’atouts dans sa manche que n’importe quelle génération depuis longtemps. Sa base technique accepterait l’électrification sportive. Son design semble taillé pour une version musclée. Le contexte réglementaire impose certes des contraintes mais n’interdit pas tout. Les planètes s’alignent doucement pour un retour gagnant de la Clio dans la cour des sportives compactes. Reste à savoir si Renault osera franchir le pas.

    Lancia fait son grand retour en rallye avec Rossel et Gryazin aux commandes

    WRC2 Lancia
    WRC2 Lancia

    La marque italienne débarque au Monte-Carlo en janvier avec deux Ypsilon Rally2 HF – 50 exemplaires déjà commandés avant même la première course

    Lancia remonte sur les rallyes. Trente-cinq ans après avoir quitté le Championnat du monde FIA au début des années 90, la marque italienne légendaire reprend du service avec le Team Lancia Corse HF. Deux pilotes officiels ont été désignés pour ce retour très attendu : le Français Yohan Rossel et le Bulgare Nikolay Gryazin. Ces deux noms résonnent fort dans le paddock WRC2 où ils viennent de briller en 2025.

    Le coup d’envoi sera donné lors du mythique Rallye Monte-Carlo, programmé du 22 au 25 janvier 2026. Deux Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale prendront le départ de cette 94ème édition. Un rendez-vous hautement symbolique pour une marque qui a écrit l’histoire de cette épreuve avec treize victoires au compteur. Les aficionados se souviennent encore des exploits de Biasion, Kankkunen ou Auriol au volant des mythiques Delta et Stratos.

    Deux pilotes qui montent pour un constructeur qui redescend

    Yohan Rossel débarque dans l’équipe avec un statut particulier. Le Français de 30 ans vient de terminer vice-champion du monde WRC2 en 2025 avec son copilote Arnaud Dunand. Presque champion donc, ce qui lui confère une légitimité immédiate. Son palmarès parle pour lui : champion du monde WRC3 en 2021, champion de France en 2019, et une progression constante depuis ses débuts en junior.

    Rossel a gravi tous les échelons au volant de voitures du groupe Stellantis, maison mère de Lancia. Cette fidélité depuis le début de carrière facilite évidemment son intégration chez la marque italienne. Il connaît parfaitement les mécaniques et l’approche technique du groupe. Pas besoin de période d’adaptation, il peut attaquer dès les premiers tests.

    Le pilote tricolore ne cache pas son enthousiasme. Interrogé sur ce nouvel engagement, il lâche : « En découvrant le pedigree de Lancia et en écoutant Miki Biasion, qui compare Lancia à Ferrari, on comprend immédiatement que c’est une marque qui impose le respect. » Cette référence à la Scuderia montre l’aura que conserve Lancia dans l’imaginaire des passionnés malgré trois décennies d’absence.

    Nikolay Gryazin complète le tableau avec un profil différent mais tout aussi solide. Le Bulgare de 28 ans arrive auréolé du titre de champion du monde WRC2 Challenger 2025. Avec son copilote Konstantin Aleksandrov, il a dominé cette catégorie réservée aux pilotes non prioritaires dans le championnat général. Ses six victoires lors de la saison 2024 prouvent qu’il sait gagner régulièrement.

    Gryazin possède aussi une belle expérience internationale avec notamment un titre junior en ERC (European Rally Championship) en 2018 et un championnat de Lettonie en 2020. Sa capacité à dompter toutes les surfaces, de l’asphalte aux graviers en passant par la neige, en fait un atout précieux pour Lancia qui veut briller sur l’ensemble du calendrier mondial.

    Une structure professionnelle derrière le volant

    Lancia ne s’improvise pas team officiel du jour au lendemain. La marque s’appuie sur PH Sport pour l’exploitation technique et logistique. Cette structure expérimentée connaît parfaitement les rouages du WRC et apporte son savoir-faire éprouvé. Les partenaires Yacco pour les lubrifiants et Sparco pour les équipements complètent le dispositif.

    À la tête du team, Didier Clément occupe le poste stratégique de team principal. Cet ancien pilote devenu manager possède une longue expérience du rallye français et international. Il explique le choix de ces deux équipages : « Nos deux équipages sont aussi complets que complémentaires. Yohan et Arnaud incarnent la fidélité et la continuité dans la performance. »

    Cette structure bicéphale permet à Lancia de multiplier les chances de résultats tout en développant rapidement la nouvelle Ypsilon Rally2. Deux pilotes rapides qui partagent leurs données télémétriques, comparent leurs réglages et poussent la voiture dans ses retranchements : l’évolution technique s’en trouve accélérée.

    Une Ypsilon Rally2 déjà très demandée

    Le buzz autour du retour de Lancia ne relève pas du simple marketing. Près de cinquante Ypsilon Rally2 HF Integrale ont déjà été commandées avant même que la voiture n’ait disputé sa première course officielle. Des teams privés du monde entier veulent aligner la nouvelle italienne dans leurs championnats nationaux ou internationaux.

    Cette demande précoce valide les choix techniques effectués lors du développement. La Rally2 s’insère dans une catégorie ultra-concurrentielle où dominent actuellement les Skoda Fabia, Ford Fiesta, Hyundai i20 et autres Citroën C3. Percer dans ce milieu exige une voiture performante, fiable et abordable à l’exploitation.

    Lancia positionne cette Ypsilon Rally2 comme la dernière marche d’une gamme complète permettant aux jeunes talents de progresser. Du niveau régional jusqu’au championnat du monde, la marque veut accompagner les pilotes à chaque étape de leur carrière. Cette approche globale facilite la détection et la formation des futurs champions.

    L’héritage écrasant des années glorieuses

    Revenir en rallye quand on s’appelle Lancia impose une pression particulière. Cette marque a écrit certaines des plus belles pages de l’histoire du rallye mondial. Onze titres constructeurs au compteur, des victoires par dizaines avec des voitures devenues cultes : Stratos, 037, Delta Integrale. Ces noms résonnent encore dans toutes les conversations de passionnés.

    Le Monte-Carlo choisi pour ce retour n’est pas anodin. Avec treize victoires sur cette épreuve mythique, Lancia y possède un palmarès éblouissant. Retrouver les routes enneigées de la principauté trente-cinq ans après le départ ravive forcément des souvenirs chez les anciens. Beaucoup espèrent voir renaitre la magie des hivers 80 où les Delta rouges dominaient les spéciales glacées.

    Roberta Zerbi, patronne de Lancia, mesure parfaitement l’enjeu : « Le retour de Lancia dans le rallye mondial est une étape importante que nous abordons avec un profond sens des responsabilités. » Cette phrase traduit l’humilité nécessaire face à un héritage aussi lourd. Personne ne s’attend à voir Lancia dominer immédiatement comme dans les années 80, mais tous espèrent des résultats honorables rapidement.

    Des ambitions affichées sans complexe

    Malgré ce poids de l’histoire, Lancia ne vient pas en touriste. Les deux pilotes recrutés visent clairement les victoires et les podiums dès cette première saison 2026. Nikolay Gryazin l’assume : « Avec l’équipe, nous partageons la même ambition : nous battre aux avant-postes, continuer à nous améliorer chaque jour et ramener ce nom légendaire à la place qui lui revient. »

    Yohan Rossel abonde dans ce sens avec son objectif final clairement énoncé : « gagner ». Pas « bien figurer » ou « accumuler de l’expérience », non, gagner tout court. Cette mentalité de conquérant plaît forcément chez Lancia qui n’a jamais été une marque de second plan quand elle courait.

    Le WRC2 offre un terrain de jeu moins exposé médiatiquement que le WRC tout court, mais tout aussi relevé techniquement. Les meilleurs pilotes s’y affrontent avec des voitures préparées au millimètre. Certains champions WRC2 finissent d’ailleurs régulièrement devant des pilotes WRC lors des rallyes. Le niveau ne souffre aucune faiblesse.

    Monte-Carlo comme baptême du feu

    Le choix du Monte-Carlo pour démarrer constitue un pari audacieux. Cette épreuve figure parmi les plus difficiles du calendrier avec ses conditions changeantes, ses pièges permanents et son imprévisibilité légendaire. Neige, verglas, asphalte sec ou mouillé : tout peut arriver sur les mêmes spéciales selon l’altitude et l’heure de passage.

    Pour une équipe toute neuve qui découvre sa voiture en conditions réelles, affronter d’emblée le Monte relève du défi. Aucune marge d’erreur n’est permise. Une sortie de route dans un virage glacé et c’est le rallye terminé avant même d’avoir vraiment commencé. La pression sera énorme sur les épaules de Rossel et Gryazin.

    Mais cette difficulté possède aussi son revers positif. Réussir un bon résultat au Monte-Carlo marque immédiatement les esprits. Terminer dans le top 5 voire sur le podium lors de cette première sortie officielle enverrait un message puissant à tous les observateurs du WRC. Le monde entier comprendrait que Lancia revient pour jouer les premiers rôles, pas pour faire de la figuration.

    L’horizon 2026 et au-delà

    Cette saison 2026 servira surtout à roder le dispositif. Développer les réglages de l’Ypsilon Rally2, affiner les stratégies, construire la cohésion d’équipe, accumuler les kilomètres en compétition : autant d’objectifs concrets qui prendront du temps. Rome ne s’est pas faite en un jour, et un team de rallye compétitif non plus.

    Les vraies ambitions de titres mondiaux se dessineront probablement pour 2027 et au-delà. D’ici là, Lancia aura capitalisé une année complète d’expérience, corrigé les inévitables bugs de jeunesse et peut-être recruté un troisième pilote pour certains rallyes. La montée en puissance progressive semble l’approche la plus sage.

    L’engouement commercial autour de la voiture laisse présager un avenir radieux pour le programme. Avec cinquante exemplaires déjà commandés, Lancia dispose d’une base solide de teams clients qui feront remonter des informations précieuses sur la fiabilité et les performances. Cette flotte élargie permettra de tester des solutions techniques variées dans des conditions très différentes.

    Le retour de Lancia en rallye ne passera donc pas inaperçu. Entre nostalgie des anciens et curiosité des jeunes générations, la marque italienne suscite un intérêt rare pour une équipe néophyte. Rendez-vous fin janvier dans les Alpes pour voir si cette Ypsilon Rally2 peut déjà chatouiller les références établies. Une chose est sûre : tous les regards seront braqués sur ces deux voitures rouges qui vont réveiller des souvenirs enfouis depuis trop longtemps.

    Le Dacia C-Neo surpris en tests dans les Alpes : Le tueur low-cost de la Skoda Octavia arrive en 2026 !

    Dacia C-Neo 2026 en test
    Dacia C-Neo 2026 en test

    Coup de tonnerre dans le segment des breaks compacts : le futur Dacia C-Neo, ce break familial surélevé que tout le monde attend comme le messie du rapport prix/prestations, vient d’être surpris en pleine session de tests intensifs dans les Alpes.

    Des photos postées sur Reddit par un témoin oculaire montrent un prototype quasi-final, camouflé mais déjà très révélateur, en train de gravir les cols et de faire le plein sur des routes de montagne. Et le message est clair : Dacia peaufine son arme fatale pour 2026.

    À environ 4,60 mètres de long, ce C-Neo s’annonce comme un vrai break de segment C, plus grand et plus premium que le Jogger, mais toujours fidèle à la philosophie roumaine : spacieux, robuste, hybride… et imbattable en prix.

    Pourquoi les Alpes ? Parce que c’est le terrain de jeu parfait pour valider un break polyvalent

    Les constructeurs adorent les routes alpines pour leurs tests finaux : virages serrés, dénivelés énormes, variations de température brutales, et mix entre autoroutes rapides et chemins sinueux. Parfait pour checker :

    • Le comportement du châssis CMF-B (la même plateforme que le Duster III et le Bigster) avec une carrosserie plus longue et plus lourde.
    • La gestion des motorisations hybrides à haute altitude (perte de puissance, récupération d’énergie en descente, consommation réelle).
    • La garde au sol légèrement relevée et les protections d’ailes, qui confirment l’orientation « crossover light » : pas un vrai 4×4 comme le Duster, mais capable d’avaler des routes dégradées ou enneigées sans broncher.

    Sur les photos, on voit le prototype s’arrêter à une station-service : signe que ce ne sont pas des tests courts sur circuit fermé, mais de vraies sessions d’endurance avec des centaines de kilomètres au compteur.

    Un design qui claque déjà sous le camouflage

    Même bardé de folie noire et blanche, le C-Neo laisse deviner ses formes :

    • Face avant agressive avec la nouvelle signature lumineuse en Y, calandre massive et capot sculpté – direct héritage du Duster et Bigster.
    • Profil élancé de break classique : empattement long pour l’habitabilité, hayon généreux avec seuil de chargement bas (idéal pour les familles et les pros).
    • Arrière avec feux horizontaux et lunette inclinée, pour un look plus dynamique que le Jogger carré.
    • Légères protections plastiques autour des passages de roues et bas de caisse : ça sent le crossover familial prêt à tout.

    Bref, un mélange parfait entre robustesse Dacia et élégance moderne. Les commentateurs sur Reddit et les forums auto s’enflamment déjà : « Ça va tuer l’Octavia Combi », « Enfin un break accessible pour remplacer ma vieille Passat ».

    Sous le capot : tout l’arsenal hybride du groupe Renault

    Attendu sur la plateforme CMF-B, le C-Neo héritera des meilleures motorisations du moment :

    • 1.2 TCe 3-cylindres turbo mild-hybrid 48V (jusqu’à 140 ch, avec option GPL).
    • Full hybrid E-Tech 1.8 (probablement autour de 155-160 ch, comme sur les futurs Bigster/Duster).
    • Peut-être même une version 4×4 hybride GPL, avec moteur électrique à l’arrière pour une transmission intégrale low-cost.

    Pas de full électrique prévu pour l’instant – Dacia mise sur l’hybride accessible pour garder les prix bas et l’autonomie haute (facile 800-900 km avec GPL).

    Positionnement : le cauchemar des Skoda, Peugeot et Toyota

    Avec une longueur de 4,6 m, le C-Neo se place pile entre le Jogger (4,55 m) et les breaks compacts premium comme la Skoda Octavia Combi (4,69 m) ou la Peugeot 308 SW. Mais là où les concurrentes flirtent avec les 35-40 000 € bien équipées, Dacia vise les 25-30 000 € max en haut de gamme. Volume de coffre énorme (probablement >600 litres), 5 places confortables, équipements essentiels (écran 10’’, aides à la conduite de série)… et rien de superflu.

    Pour les familles lassées des SUV trop chers ou des monospaces disparus, c’est la solution rêvée. Et pour les flottes pros, un break hybride low-cost avec faible TCO, c’est du pain béni.

    Dacia monte encore d’un cran

    Ces spy shots alpins confirment que le C-Neo est en phase finale de développement. Présentation officielle probable fin 2025 ou début 2026, commercialisation mi-2026.

    Dacia, qui cartonne déjà avec le Duster III et le Bigster, s’attaque maintenant au cœur du marché européen : les breaks familiaux compacts. Et comme toujours, avec un prix qui va faire mal à la concurrence.

    Si vous attendiez le retour d’un vrai break accessible, votre patience va être récompensée.
    Le C-Neo risque de devenir le nouveau roi du « beaucoup pour pas cher ».
    Et quelque part, Skoda doit déjà trembler.

    Nomination : Aline Germain sera responsable du marketing Citroën à compter de janvier 2026

    Aline Germain nommée responsable du marketing Citroën
    Aline Germain nommée responsable du marketing Citroën

    Citroën opère un mouvement stratégique majeur au sommet de son organisation. La marque aux chevrons annonce la nomination d’Aline Germain au poste de responsable du marketing, une décision qui intervient à un moment charnière pour le constructeur français, engagé dans une profonde transformation de son image, de son positionnement et de son offre produit.

    Ce changement de gouvernance marketing ne relève pas d’un simple ajustement interne. Il s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par la montée en puissance des enjeux de différenciation, de contenu et de relation client dans un marché automobile européen sous pression.

    Un signal fort envoyé par la direction de Citroën

    Dans un contexte où chaque marque du groupe Stellantis affine son identité pour éviter toute dilution, la nomination d’Aline Germain envoie un message clair. Xavier Chardon, directeur de Citroën, ne cache pas ses attentes :

    « Sa grande expérience dans le marketing, le contenu, le digital, les médias et la publicité contribuera à renforcer la position et l’image de la Marque à l’échelle mondiale. »

    Le choix d’un profil transversal, capable de naviguer entre branding, marketing produit, digital et stratégie média, traduit une volonté : repositionner Citroën comme une marque populaire moderne, lisible et émotionnelle, sans renier son héritage.

    Dans le même temps, Xavier Chardon a salué le travail de Federico, son prédécesseur, notamment pour la gestion des récents lancements de modèles. Une passation assumée, sans rupture brutale, mais avec une nouvelle impulsion.

    Aline Germain, un retour aux sources lourd de symboles

    Pour Aline Germain, cette nomination marque un retour chez Citroën, là où tout a commencé. Un détail loin d’être anodin. Elle connaît intimement l’ADN de la marque, ses forces comme ses fragilités.

    Dans sa première déclaration, le ton est donné :

    « La Marque doit réaffirmer son ADN : proximité avec les gens, technologie utile et cette touche d’audace qui rend Citroën vraiment unique. »

    Cette phrase résume parfaitement le défi qui l’attend. Citroën ne cherche plus à rivaliser frontalement avec les marques premium, ni à se perdre dans une guerre technologique abstraite. L’enjeu est ailleurs : recréer un lien émotionnel fort avec le client, à travers une communication plus humaine, plus accessible et plus cohérente.

    Un parcours solide au sein de Stellantis

    Diplômée d’un master en marketing de Sup de Co Montpellier Business School, Aline Germain affiche plus de vingt ans d’expérience dans l’industrie automobile, dont une large partie au sein de Citroën et du groupe Stellantis.

    Son parcours est révélateur d’une montée en compétence progressive :

    • 2001 : entrée chez Citroën comme coordinatrice de la publicité internationale
    • 2008 : responsable marketing et promotion des ventes
    • 2016 : directrice marketing Citroën et DS aux Pays-Bas
    • 2021 : directrice ventes et marketing Jeep Europe élargie
    • Puis directrice du contenu et du marketing Jeep Europe
    • Enfin, en 2025, directrice du contenu et du digital pour Jeep, Dodge et RAM

    Ce parcours international et multi-marques lui a permis de travailler sur des marques aux identités très marquées, souvent plus émotionnelles que rationnelles. Une expérience précieuse pour Citroën, qui cherche aujourd’hui à clarifier son message dans un marché saturé.

    Un contexte automobile sous haute tension

    La prise de fonction d’Aline Germain intervient dans une période critique pour l’industrie automobile européenne.
    Entre électrification accélérée, pression réglementaire, concurrence chinoise et baisse de la rentabilité, les marques généralistes doivent faire des choix clairs.

    Pour Citroën, le marketing devient un levier stratégique à part entière. Il ne s’agit plus seulement de vendre des modèles, mais de raconter une vision, d’expliquer des choix technologiques, de rassurer sur l’accessibilité et de maintenir une image différenciante face à Peugeot, Opel ou Fiat.

    Le rôle d’Aline Germain sera donc central : aligner produit, communication, digital et réseau de distribution autour d’un discours unique et compréhensible.

    Le contenu et le digital au cœur de la stratégie

    Son dernier poste chez Jeep, Dodge et RAM n’est pas anodin. Il montre une spécialisation croissante dans le contenu de marque et les stratégies digitales, devenues essentielles à l’heure où le parcours client commence – et se termine parfois – en ligne.

    Citroën devra composer avec des clients plus informés, plus exigeants, et parfois méfiants face aux discours marketing classiques.
    La réponse passera par :

    • des messages plus pédagogiques,
    • une mise en avant de la technologie utile plutôt que spectaculaire,
    • une présence digitale cohérente sur tous les marchés.

    Un nouveau chapitre pour Citroën

    Placée sous la responsabilité directe de Xavier Chardon, Aline Germain dispose d’une légitimité forte pour piloter cette transformation.
    Son retour chez Citroën n’est pas seulement une nomination interne : c’est un pari stratégique sur la cohérence, l’expérience et la proximité.

    Dans un marché automobile en pleine recomposition, Citroën joue une carte essentielle : celle de la clarté et de l’émotion accessible.
    Et désormais, cette carte sera largement portée par une femme qui connaît la marque de l’intérieur… et les attentes du marché de l’extérieur.

    Comparatif Ford électrique : quel modèle choisir face à la concurrence ?

    Ford Capri 2026
    Ford Capri 2026

    La transition vers l’électrique bouleverse le secteur automobile. Ford s’y engage avec une gamme diversifiée de voitures électriques Ford qui répond aux besoins variés des conducteurs européens. Mais face à Tesla, Volkswagen, Renault et consorts qui multiplient les offensives, comment s’y retrouver ?

    La gamme électrique Ford en 2026

    Ford déploie plusieurs modèles 100% électriques pour tous les profils. Le Ford Explorer, SUV familial avec une autonomie pouvant grimper jusqu’à 602 km en cycle WLTP, démarre à 39 990 €. Il se décline en trois versions adaptées à vos besoins en puissance et autonomie.

    Le Ford Capri électrique joue la carte du SUV coupé sportif. Avec ses 627 km d’autonomie maximale et son tarif à partir de 42 490 €, il marie élégance et endurance pour séduire ceux qui veulent du caractère sans renoncer à la praticité.

    La Mustang Mach-E reste le vaisseau amiral. Les tarifs débutent à 61 690 € pour la version équipée d’une batterie de 76 kWh qui vous emmène à 440 km. Les variantes dotées d’une batterie de 99 kWh franchissent la barre des 610 km et peuvent développer jusqu’à 459 chevaux dans les déclinaisons les plus musclées.

    Le petit dernier, le Ford Puma Gen-E, vient bousculer le segment des SUV urbains compacts. Lancé fin 2024, il démarre à 33 990 € pour 376 km d’autonomie. Son efficience énergétique remarquable de 13,1 kWh/100 km et son coffre gigantesque de 566 litres en font un sérieux candidat face aux Peugeot e-2008 et Opel Mokka Electric. Sa recharge rapide permet de passer de 10 à 80% en seulement 23 minutes.

    Explorer, Capri et Mach-E face aux ténors

    Le nouvel Explorer débarque sur le ring très disputé des SUV familiaux électriques. Avec ses 602 km d’autonomie maximale, il boxe dans la même catégorie que la Volkswagen ID.4 qui affiche des performances similaires.

    Face au Tesla Model Y (533 km d’autonomie), l’Explorer sort un atout inattendu : son rayon de braquage de seulement 5,4 mètres. Cette agilité tranche radicalement avec les 12,1 mètres du Model Y, transformant chaque manœuvre urbaine en exercice de style. Sa recharge rapide (185 kW max) permet de récupérer 192 km en 10 minutes.

    La Mustang Mach-E occupe un territoire à part. En héritant du patronyme Mustang, elle apporte une dimension émotionnelle rare. Ses performances varient du tout au tout : de 255 chevaux sages pour les modèles d’entrée jusqu’à 459 chevaux déchaînés pour les variantes GT.

    Face au Volkswagen ID.4, la Mach-E se distingue par son caractère plus affirmé et ses reprises franches, tandis que l’allemande privilégie le confort feutré. Votre choix dépendra de vos priorités : sensations de conduite sportive ou polyvalence quotidienne sans compromis ?

    Puma Gen-E : le nouveau chasseur de citadines

    Sur le segment bouillonnant des SUV compacts électriques urbains, le Ford Puma Gen-E frappe fort. Lancé fin 2024 à 33 990 €, il affiche 376 km d’autonomie et une efficience exceptionnelle de 13,1 kWh/100 km. Son véritable atout ? Un coffre colossal de 566 litres qui pulvérise la concurrence. La recharge rapide en 23 minutes de 10 à 80% corrige son relatif déficit de capacité batterie (43,6 kWh) face aux rivales.

    La Renault Mégane E-Tech, avec ses 220 chevaux et 454 km d’autonomie, représente une référence française solide grâce à son écran tactile Google de 12,3 pouces. Le Peugeot e-2008, plus compact, offre 136 chevaux et 340 km d’autonomie pour un positionnement tarifaire attractif mais ne peut rivaliser avec le volume de coffre du Ford.

    L’Opel Mokka Electric joue également dans cette cour avec son design tranché et ses 340 km d’autonomie. Les essais comparatifs donnent l’avantage au Puma Gen-E pour sa praticité et sa consommation, tandis que le Mokka séduit par son look audacieux.

    Vivre avec une Ford électrique au quotidien

    L’entretien coûte 20 à 35% moins cher qu’un véhicule thermique équivalent : comptez entre 120 et 800 euros par an contre 400 à 1200 euros pour un modèle essence ou diesel. L’absence de vidange d’huile, de filtres à remplacer fréquemment et l’usure réduite des plaquettes de frein expliquent ces économies.

    La garantie batterie de 8 ans ou 160 000 km proposée par Ford apporte une vraie tranquillité d’esprit. Les batteries acceptent généralement entre 1000 et 1500 cycles de recharge complets, correspondant à 10 à 15 ans pour un usage moyen de 20 000 km annuels.

    L’infrastructure de recharge progresse rapidement. Le territoire compte 154 694 points de recharge publics répartis sur 48 247 stations. Parmi ces points, 9 819 délivrent une puissance entre 50 et 150 kW, permettant des recharges rapides sur les longs trajets.

    Au total, en comptant les installations privées, la France dispose de plus de 2,3 millions de points de recharge. Avec 222 points publics pour 100 000 habitants, la France se place sur le podium européen.

    Les limites existent pourtant. Attendez-vous à perdre 20 à 30% d’autonomie quand les températures plongent sous zéro, le chauffage sollicitant fortement la batterie. Les conducteurs de Mach-E mentionnent régulièrement des autonomies réelles descendant jusqu’à 400 km au lieu des 610 km annoncés en hiver.

    Ce que disent les propriétaires

    Les retours sonnent globalement positifs. La Mustang Mach-E décroche cinq étoiles aux crash-tests de la NHTSA et surpasse même la Tesla Model 3 selon Consumer Reports en 2022. Les propriétaires saluent la qualité de finition intérieure, l’agrément de conduite et l’autonomie réelle conforme aux annonces en conditions normales.

    Quelques bémols : l’interface multimédia est parfois jugée moins intuitive que celle de Tesla. L’Explorer bénéficie d’un accueil très positif avec des compliments sur sa maniabilité exceptionnelle et son autonomie satisfaisante. Le Puma Gen-E séduit déjà par son coffre gigantesque et sa consommation très contenue.

    Budget et coups de pouce financiers

    Jusqu’au 30 juin 2025, le bonus écologique atteignait 4000 € pour les ménages dont le revenu fiscal par part est inférieur à 16 300 €.

    Depuis le 1er juillet 2025, le dispositif a évolué. Le bonus classique a été remplacé par la Prime Coup de Pouce Véhicules Particuliers Électriques, financée via les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) :

    • 4200 € pour les ménages modestes et intermédiaires
    • 3100 € pour les autres ménages

    À partir du 1er octobre 2025, une bonification de 1000 € s’ajoute pour les véhicules assemblés en Europe avec batterie européenne, permettant d’atteindre 5200 € d’aide maximale.

    La prime à la conversion peut ajouter jusqu’à 3000 € lors du remplacement d’un ancien véhicule Crit’Air 3 ou antérieur. Cumulées, ces aides peuvent représenter jusqu’à 8200 € de réduction.

    Au-delà de l’investissement initial, le coût d’usage se révèle nettement inférieur. Le coût kilométrique en électricité représente environ 3 à 4 euros pour 100 km en recharge à domicile contre 8 à 12 euros pour un véhicule essence, soit 60% d’économie.

    Quel véhicule selon votre profil ?

    Pour les familles cherchant un SUV spacieux, le Ford Explorer s’impose naturellement. Ses 602 km d’autonomie maximale, son volume de coffre généreux et son excellent rayon de braquage en font un compagnon idéal. Son prix de 39 990 € le positionne favorablement.

    Les conducteurs sensibles au design se tourneront vers le Ford Capri. Avec ses lignes de coupé SUV et ses 627 km d’autonomie, il marie élégance et efficience pour ceux qui refusent de choisir entre style et substance.

    Pour les sensations de conduite sans renoncer à la praticité, la Mustang Mach-E reste incontournable. Ses versions GT développant 487 chevaux et abattant le 0 à 100 km/h en 3,5 secondes procurent des accélérations dignes d’une sportive.

    Les citadins et jeunes familles trouveront dans le Ford Puma Gen-E une solution particulièrement pertinente. Son tarif d’accès à 33 990 €, son coffre géant de 566 litres, sa consommation exemplaire et sa recharge rapide en font un candidat sérieux.

    Face à la concurrence, Ford se distingue par son approche équilibrée entre performances, autonomie et agrément. Si Tesla garde une longueur d’avance sur la technologie, les véhicules Ford offrent une qualité de finition supérieure et un réseau de distribution plus dense en Europe.

    L’essai reste indispensable. Prenez le volant de plusieurs modèles, comparez les sensations, testez les interfaces numériques. Votre ressenti personnel demeure le meilleur guide pour ce choix important qui vous accompagnera pendant plusieurs années.

    Renault enterre Mobilize : Fin du partage auto et des microcitadines, un aveu d’échec pour la mobilité du futur ?

    Mobilize Duo - Renault
    Mobilize Duo - Renault

    C’est un aveu d’échec retentissant pour Renault. À peine quatre ans après son lancement en fanfare, la marque Mobilize – ce laboratoire d’idées censé révolutionner la mobilité chez le losange – est en train d’être dépecée.

    Car-sharing stoppé net, production de la microcitadine Duo abandonnée, et ambitions en bornes de recharge rabotées de moitié : le groupe français, sous la houlette de son nouveau PDG François Provost, choisit la rentabilité pure et dure face à un marché automobile en pleine tempête. Un signal d’alarme pour toute l’industrie, qui rêvait encore hier de transformer les services de mobilité en vaches à lait.

    Mobilize, le Grand Espoir de Luca de Meo, Jeté aux Ordures

    Rappelons le contexte : en 2021, Luca de Meo, alors aux commandes de Renault, avait misé gros sur la diversification. Mobilize naissait comme une entité à part entière, dédiée aux « solutions de mobilité innovantes » : partage de voitures électriques, abonnements flexibles, gestion de données utilisateurs, et même des véhicules spéciaux pour les flottes pros ou les livraisons du dernier kilomètre. Parmi les stars du catalogue : Zity, le service de car-sharing 100 % électrique lancé à Paris, Lyon, Madrid et Milan ; ou la Duo, cette quadricycle électrique low-cost (à 9 990 €) qui devait succéder à la mythique Twizy et envahir les rues urbaines dès 2023. Production lancée en avril dernier à Dieppe, après deux ans de retard – déjà un signe avant-coureur.

    Mais aujourd’hui, tout s’effondre. Renault annonce la fermeture immédiate des services Zity à Milan et Madrid (progressive pour la capitale espagnole en 2026), l’arrêt pur et simple de la Duo, et une réduction drastique des projets de bornes rapides : exit les 650 stations européennes visées pour 2028, place à seulement 100 en France et un peu plus en Italie d’ici fin 2026. Les activités « énergie et données » survivent, mais absorbées dans le cœur du groupe, sous la responsabilité de Fabrice Cambolive, le Chief Growth Officer. Quant à Mobilize Beyond Automotive, l’entité dédiée aux services hors véhicules ? Elle disparaît en tant que telle, avec 80 suppressions de postes sur 450 – des départs volontaires et reclassements internes pour limiter la casse sociale.

    « Nous ajustons l’allocation de capital de Renault dans un environnement industriel difficile, avec de nombreux investissements à financer », justifie Jérôme Faton, patron de l’énergie chez Mobilize. Traduction : les paris sur la mobilité « du futur » n’ont pas tenu leurs promesses de rentabilité. Zity, par exemple, n’a généré que 12 millions d’euros de CA en 2022, loin des rêves de disruption à la Uber.

    Un Raz-de-Marée qui Engloutit Toute l’Industrie

    Renault n’est pas seul dans ce naufrage. L’euphorie post-pandémie pour les services de mobilité – boostée par les investisseurs tech et les objectifs carbone zéro – s’essouffle face à la réalité économique. PSA (désormais Stellantis) a déjà sabré ses ambitions Free2Move, Fiat Chrysler a rangé au placard ses projets de flotte partagée, et même Volkswagen, avec MOIA, peine à rentabiliser ses navettes autonomes. « Les automakers pensaient que le car-sharing remplacerait les ventes de voitures, mais les marges sont trop fines, la concurrence des apps comme BlaBlaCar trop féroce, et les coûts d’infrastructure prohibitifs », analyse un expert de l’Ademe.

    En France, où l’État pousse l’autopartage avec son objectif de 70 000 véhicules d’ici 2031 (comme annoncé la semaine dernière par Philippe Tabarot), cette décision tombe comme un cheveu sur la soupe. Renault, qui avait promis de contribuer via Mobilize, laisse un vide béant. Et la Duo ? Cette microcitadine qui devait démocratiser l’électrique urbain (autonomie 150 km, prix mini, zéro émission) rejoint le cimetière des concepts avortés, aux côtés de la limousine EZ Ultimo pour taxis, abandonnée en 2023.

    Renault Sauve les Meubles… Mais à Quel Prix ?

    Du côté de Boulogne-Billancourt, on met en avant les « priorités stratégiques » : focus sur les ventes de véhicules (qui représentent 90 % du CA du groupe), l’électrification core business (comme la future R5 E-Tech), et les partenariats solides comme Ampere ou Horse. Les bornes rapides survivantes – via Charge Pass, avec accès à un million de points en Europe et 90 000 utilisateurs – seront intégrées aux offres commerciales, pour booster les ventes de Mégane E-Tech ou de Scenic Vision.

    Mais ce recentrage sent le aveu d’impuissance. Sous François Provost, arrivé en juillet pour stabiliser le géant tricolore après les turbulences de De Meo, Renault opte pour la prudence : moins d’aventures, plus de cash-flow. Avec un marché EV en berne (ventes en baisse de 15 % en Europe en 2025) et la concurrence chinoise qui talonne, le groupe mise sur ses forces : Dacia low-cost et Alpine performance. Reste que sacrifier Mobilize, c’est aussi renoncer à une partie de son ADN innovant – celui qui avait fait de Renault un pionnier du ZOE ou du Kangoo E-Tech.

    Et les Consommateurs dans Tout Ça ?

    Pour les utilisateurs de Zity, c’est la douche froide : fini les Renault 5 ou Twingo électriques à 0,20 €/km en libre-service. À Madrid ou Milan, les abonnés devront se tourner vers Share Now ou des opérateurs locaux. Et pour la Duo, qui devait concurrencer la Citroën Ami à prix cassé, c’est un crève-cœur : une usine de Dieppe qui tourne au ralenti, et des milliers de conducteurs urbains qui attendent toujours une alternative abordable à la trottinette ou au Vélib’.

    Cette décision de Renault pourrait accélérer une réflexion collective : la mobilité du futur, c’est bien l’hybride public-privé, avec des subventions massives et des partenariats solides. Sinon, comme le montre Mobilize, les beaux rêves finissent en épave.

    Reste à voir si ce virage « profits first » relancera vraiment Renault en 2026. Ou s’il n’est que le premier d’une série de reculs face à la vague électrique chinoise. Une chose est sûre : l’industrie auto n’a plus les moyens de jouer les pionniers pour rien. Suivez l’actualité pour les prochains rebondissements – chez le losange, ça sent la crise.